La variolle simienne : Ce que nous savons

Dernière mise à jour : Le 21 juin 2022

 

Le virus de la variole du singe circule en Ontario et jusqu’à présent, ce sont surtout des hommes homosexuels et bisexuels qui en sont porteurs. Le virus semble se propager par contacts rapprochés des réseaux personnels et sexuels, mais plus de renseignements seront disponibles au fil du temps.

Nous avons compilé l’information des autorités en santé publique – notamment le Bureau de santé publique de Toronto, Santé publique Ontario et le bureau du médecin hygiéniste en chef – ainsi que les derniers bulletins d’information des nouvelles et les recherches scientifiques récemment publiées. L’information contenue sur cette page vise à aider les gens de notre communauté à comprendre ce qui se passe, à reconnaître les symptômes et à trouver de l’aide. Nous restons à l’affût de sources fiables et mettons à jour la page régulièrement.

 

La variole du singe : sommaire

Il s’agit d’un virus pouvant causer des éruptions cutanées, des lésions ou des cloques, accompagnées de fièvre, de douleurs musculaires et de fatigue extrême. Autant les animaux que les humains peuvent contracter le virus, qui se propage par des contacts rapprochés et prolongés. Le virus de la variole simienne fait partie de la même famille que la variole, mais il est moins contagieux et les symptômes sont plus légers que celle-ci.

On rapporte la plupart des cas dans les pays de l’Afrique centrale et occidentale. Au Canada et aux États-Unis, on observe rarement des cas du virus, et ceux qui ont été rapportés ne semblent pas liés à des voyages dans les pays de l’Afrique centrale ou occidentale.

Les symptômes surviennent habituellement dans les cinq jours suivant l’exposition à la variole simienne, mais ils peuvent prendre jusqu’à 21 jours avant d’apparaître. Ils peuvent comprendre :

  • Une éruption cutanée ou des cloques dans la bouche (comme un aphte), sur votre visage ou près de vos organes génitaux
  • Des ganglions enflés
  • De la fièvre et des frissons
  • Des douleurs musculaires
  • Des maux de tête
  • Un épuisement

D’autres symptômes plus graves sont possibles, mais sont moins fréquents. Dernièrement, de 3 % à 6 % des cas ont causé la mort de la personne infectée.

Dans cette dernière éclosion, certaines personnes ont vu apparaître les éruptions cutanées et les cloques avant de se sentir épuisées et fiévreuses. Et dans d’autres cas, les personnes n’ont eu aucun symptôme apparent.

  • Photos de lésions causées par la variole simienne (explicite) :

    On a pris ces photos de personnes ayant des cas confirmés de variole du singe au Royaume-Uni, en Italie et en Australie en mai 2022.

    Images of skin lesions from monkeypox virus Images of skin lesions from monkeypox virus

    Images of skin lesions from monkeypox virus

    Lésions de la variole du singe sur le visage et à la base du pénis.

    Images of skin lesions from monkeypox virus

    Lésions de la variole du singe autour de la bouche et sur les fesses.

    Le rapport complet sur ces cas se trouve au bas de cette page.

  • Transmission, traitement, soins

    COMMENT LE VIRUS SE PROPAGE-T-IL?

    Le virus de la variole simienne peut être transmis par les gouttelettes respiratoires, en touchant une lésion ou une cloque ou en entrant en contact avec des surfaces contaminées comme des vêtements et de la literie.

    Habituellement, il doit y avoir un contact prolongé face à face ou corps à corps pour que le virus se propage. Ainsi, il n’a pas tendance à se répandre très rapidement ni très loin.

    Jusqu’à présent, l’éclosion actuelle s’expliquerait principalement par des contacts peau à peau prolongés, des relations sexuelles, des échanges de baisers ou des discussions rapprochées. Il est donc peu probable que le virus se propage lorsque deux personnes sont simplement dans un même espace, en se donnant une poignée de main ou un câlin, ou en marchant côte à côte.

    Vous pouvez répandre le virus dans les jours précédant l’apparition de symptômes.

    PEUT-ON L’ATTRAPER LORS DE RELATIONS SEXUELLES?

    Peut-être. Nous savons qu’il peut être transmis par des contacts rapprochés comme un échange de baisers, des frottements ou des caresses. Donc si vous êtes suffisamment à proximité pour avoir une relation sexuelle, il est possible de contracter ou de propager le virus.  

    On a retrouvé des traces du virus dans le sperme (lien en anglais) chez les personnes qui ont un cas confirmé de la variole simienne et qui ont encore d’autres symptômes. Nous ne savons pas encore combien de temps le virus reste dans le sperme ou d’autres liquides sexuels une fois que les autres symptômes ont disparu. Et nous ignorons si la quantité de virus dans le sperme est suffisante pour infecter une autre personne. Il n'y a pas encore de preuve que le sperme peut propager le virus. Dans un cas en Italie, on a conclu que le virus qui se trouvait dans le sperme d’un patient a pu infecter une autre personne. On a besoin d'autres recherches et de preuves.

    Les autorités de santé publique du Royaume-Uni ont suggéré de mettre un condom lors des relations sexuelles jusqu’à 8 semaines après la disparition des autres symptômes pour faire très attention. Cette précaution serait probablement seulement efficace si vous utilisez un condom pour toute la durée de la relation sexuelle, y compris lorsque vous donnez ou recevez une pipe et si le sperme ne se retrouve pas ailleurs que dans le condom. 

    QUEL EST LE TRAITEMENT?

    Actuellement, il n’y a aucun traitement spécifique ni remède contre la variole simienne chez les humains. Généralement, le virus infecte la personne et c’est le système immunitaire qui réagit. La plupart des traitements visent les symptômes. S’il y a présence de lésions, les recouvrir avec un pansement peut réduire le risque d’infecter d’autres personnes. Si vous avez un cas confirmé, isolez-vous et lorsque vous êtes en contact étroit avec une autre personne, portez un masque jusqu’à la disparition des lésions (normalement de 2 à 4 semaines).

    On pourrait utiliser un traitement contre la variole pour certains cas d’urgence à l’hôpital, mais cette situation est rare.

    À QUEL MOMENT ALLER CHERCHER DE L’AIDE

    Si vous remarquez les symptômes mentionnés — particulièrement les éruptions cutanées et les cloques — isolez-vous et communiquez immédiatement avec votre principal fournisseur de soins de première ligne, votre clinique de santé sexuelle ou votre unité de santé publique. La démarche est la même si vous avez été en contact étroit (p. ex., relation sexuelle, échange de baisers, câlins) avec une personne qui a des symptômes ou un cas confirmé de variole simienne.

La variole du singe et la Fierté

Partout en Ontario, notre communauté se rassemble pour jouir (dans tous les sens) de la Fierté

Voici quelques trucs à garder en tête et gestes à poser tout au long de la saison de la Fierté pour prendre soin de notre santé sexuelle.

  • Visitez votre médecin de famille ou votre clinique de santé sexuelle afin d’obtenir un dépistage complet pour les infections transmissibles sexuellement (y compris la syphilis et le VIH). Rappelez-vous de demander pour des frottis parmi les autres tests. Pour beaucoup d’entre nous, les tests comprennent un frottis de la gorge et de l’anus en plus d’uriner dans un contenant et une prise de sang.
  • Regardez autour de votre anus, de vos organes génitaux pour des bosses, des masses, des rougeurs ou n’importe quoi qui sort de l’ordinaire.
  • Si vous remarquez quoi que ce soit, appelez votre fournisseur de soins de santé.
    • Vous devrez peut-être leur rappeler que la variole du singe circule dans la communauté.
  • Si vous développez des symptômes de la variole du singe avant la Fierté, pensez à vous isoler et à éviter les contacts rapprochés – y compris – les relations sexuelles jusqu’à ce qu’un fournisseur en soins de santé vous évalue et confirme que ce n’est pas la variole du singe.
  • Continuez de prendre vos médicaments pour le VIH ou le traitement prophylaxie pré-exposition comme prescrit.
  • Gardez des condoms et du lubrifiant à portée de main. Il existe un risque de transmettre la variole du singe dans le sperme, mais les condoms sont quand même efficaces pour prévenir les autres ITS.
  • Pensez à limiter votre nombre de partenaires ou à éviter les événements et les célébrations où il y a beaucoup de contacts rapprochés.
  • Si c’est possible, conservez des renseignements de base sur les personnes avec qui vous avez des contacts rapprochés ou des relations sexuelles – que ce soit aux événements ou sur des applications de rencontre. Ces renseignements pourraient être utiles pour contacter la personne en cas d’exposition à la variole du singe.
  • D’autres façons de réduire le risque de la variole du singe :
    • Évitez de partager vos effets personnels comme votre lubrifiant, vos jouets sexuels, vos accessoires de fétiche, votre équipement de douche anale, votre literie, vos serviettes, vos vêtements, votre brosse à dents et votre équipement d’usage de substances, y compris vos pipes et vos seringues.
      • Si vous décidez de partager des objets, essayez d’utiliser des protections comme des gants pour la pénétration anale du poing et des condoms sur les jouets sexuels. Jetez les protections quand vous changez de partenaire.
    • Plus vous avez de partenaires, plus vous risquez de vous exposer à la variole du singe ou de la propager.
  • Parlez ouvertement de votre santé sexuelle et de celle de vos partenaires avec eux. La Fierté est une occasion joyeuse, et c’est à nous de prendre soin de chacun.
  • Surveillez les symptômes de la variole du singe, y compris l’apparition de bosses, de masses, de rougeurs ou de n’importe quoi qui sort de l’ordinaire.
  • Suivez les recommandations de votre médecin, du personnel de la clinique de santé sexuelle ou de votre fournisseur en soins de santé.
    • Vous devrez peut-être leur rappeler que la variole du singe circule dans la communauté.
  • Visitez votre médecin de famille ou votre clinique de santé sexuelle afin d’obtenir un dépistage complet pour les infections transmissibles sexuellement (y compris la syphilis et le VIH). Rappelez-vous de demander pour des frottis. Pour beaucoup d’entre nous, les tests comprennent un frottis de la gorge et de l’anus en plus d’uriner dans un contenant et une prise de sang.

Information sur le vaccin

Y A-T-IL UN VACCIN?

Il n’existe pas de vaccin spécifique à la variole du singe, mais il semblerait que le vaccin contre la variole est efficace à 85 % pour la diminution des symptômes. Les derniers pays à donner des vaccins contre la variole ont arrêté de le faire il y a environ 40 ans, donc les personnes de plus de 40 ans pourraient l’avoir reçu.

Le vaccin contre la variole peut être administré pour diminuer la sévérité des symptômes de la variole du singe, mais il n’existe aucune preuve comme quoi ce vaccin pourrait prévenir l’infection à la source. Si on soupçonne qu’une personne a été exposée à la variole du singe, mais qu’elle n’a aucun symptôme ni de cas confirmé, on peut lui donner un vaccin prophylaxie post-exposition (PPE), un traitement semblable à celui du VIH.

Étant donné que le vaccin a été créé pour la variole et non la variole du singe en particulier, on retrouve moins d’études que l’on aimerait sur certains détails. Ceci étant dit, nous savons que le vaccin contre la variole est sécuritaire.

COMBIEN DE TEMPS PREND LE VACCIN POUR ÊTRE EFFICACE? 

Le vaccin peut prendre jusqu’à 14 jours avant de vous offrir une protection adéquate.

CLINIQUES DE VACCINATION

Le vaccin contre la variole du singe peut aider à réduire la sévérité des symptômes si vous la contractez. Il ne vous empêchera pas de contracter le virus si vous êtes en contact étroit avec quelqu’un qui peut le propager. Rappelez-vous : les vaccins ne fonctionnent pas comme un interrupteur marche-arrêt. Votre corps peut prendre deux semaines ou plus à traiter le vaccin et à y réagir après la première dose.

Le gouvernement de l’Ontario s’assure de rendre les vaccins accessibles partout dans la province. Les unités de santé publique locales s’occupent d’ouvrir des cliniques de vaccination et de donner les vaccins aux personnes concrètement. Nous mettrons cette section à jour au fur et à mesure que nous recevons des renseignements des autorités en matière de santé.

Veuillez vérifier la page en anglais pour obtenir l’information à jour sur les cliniques en Ontario ou communiquez avec votre unité de santé publique locale. Vous pouvez également appeler la ligne téléphonique informative concernant la santé sexuelle en Ontario (SHILO). La ligne téléphonique SHILO est un service de consultation gratuit et anonyme pour toute la province qui traite de questions liées au VIH, aux ITS, aux relations sexuelles sécuritaires, à l’aiguillage vers les services de santé sexuelle, à l’information sur les tests, à la réduction des dommages dans l’usage de substances et aux renseignements sur l’échange de seringues.

416 392-2437 / 1 800 668-2437 (ligne en anglais et autres langues disponibles) 

On ne vous demandera pas de payer pour recevoir le vaccin. Vous n’avez pas besoin d’une carte de l’assurance maladie de l’Ontario (OHIP).

Remarque : L’alliance GMSH communique cette information afin de soutenir sa communauté et de promouvoir la vaccination pour les gens qui pourraient en bénéficier. Nous ne sommes pas responsables de la gestion des cliniques, du nombre de doses disponibles, ni de l’expérience personnelle des gens dans les différentes cliniques de vaccination dans l’ensemble de la province.

Qui devrait recevoir le vaccin?

Vous devriez considérer recevoir le vaccin contre la variole du singe (Imvamune, le vaccin contre la variole) si vous avez eu une ITS dans les deux derniers mois, si vous avez eu des relations sexuelles avec plusieurs partenaires, si vous avez eu des relations sexuelles anonymes, si vous fréquentez des endroits où des relations sexuelles ont lieu (comme les bains publics) ou si vous travaillez dans l’industrie du sexe.

Les critères d’admissibilité au vaccin déterminés par le ministre de la Santé de l’Ontario sont :

Les personnes trans ou cisgenre qui s’identifient comme faisant partie de la communauté gaie, bisexuelle et celle des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes ET au moins un des critères suivants :

  • Avoir reçu un diagnostic d’ITS bactérienne (p. ex., la chlamydia, la gonorrhée, la syphilis) dans les deux derniers mois;
  • Avoir eu deux partenaires sexuels ou plus dans les 21 derniers jours ou la possibilité que ça arrive;
  • Avoir fréquenté des événements dans le but d’avoir des relations sexuelles dans les 21 derniers jours (p. ex., bains publics, clubs échangistes) ou possibilité que ça arrive ou travailler/faire du bénévolat dans ces environnements;
  • Avoir eu des relations sexuelles anonymes ou occasionnelles dans les 21 derniers jours (p. ex., utiliser des sites de rencontre ou des applications de rencontres sexuelles) ou la possibilité que ça arrive;
  • Travailler dans l’industrie du sexe ou possibilité de le faire ou contacts avec les partenaires sexuels de quelqu’un qui travaille dans l’industrie du sexe.
  • La variole simienne, c’est grave?

    La variole simienne est une maladie sérieuse. Même si beaucoup de personnes qui contractent la variole simienne n’auront pas de symptômes graves, plein de gens dans l’éclosion actuelle sont gravement malades. Certaines personnes (mais pas la majorité) ont dû aller à l’hôpital, et les personnes qui ont eu des symptômes sévères ont dit avoir eu des douleurs intenses : des cloques et des plaies ouvertes dans leur bouche, sur leur visage, leurs fesses et leur pénis et – dans certains cas – des saignements des cloques et des plaies (y compris celles dans leur anus).   On offre un traitement aux personnes hospitalisées gravement atteintes.

    Selon les rapports de cas publiés dans l’éclosion actuelle, nous savons que les personnes atteintes de la variole simienne peuvent avoir différents symptômes à des degrés variés de douleurs et d’inconfort. Dépendamment de comment les lésions guérissent, des cicatrices sont possibles. 

  • Le vaccin est-il sécuritaire?

    Pour le vaccin utilisé en Ontario (appelé Imvamune), les recherches existantes suggèrent que le vaccin est au moins 85 % efficace pour la prévention de la variole simienne. L’utilisation du vaccin est autorisée au Canada pour les personnes de 18 ans et plus et celui-ci est injecté dans le bras. Vous pouvez recevoir le vaccin, peu importe le moment où vous avez eu votre vaccin contre la COVID-19 ou même si vous ne l'avez pas reçu.

    Selon l’Agence de la santé publique du Canada, la sécurité du vaccin Imvamune a été évaluée dans 20 essais cliniques terminés dans lesquels environ 13 700 doses du vaccin ont été administrées à 7414 personnes.

    Le vaccin est-il sécuritaire pour les personnes vivant avec le VIH?

    Les personnes vivant avec le VIH et qui suivent un traitement pour le VIH on moins de symptômes en contractant la variole simienne. Les personnes vivant avec le VIH qui ont un nombre de cellules CD4 inférieur à 100, une haute charge virale constante ou qui sont autrement immunovulnérables pourraient être plus gravement atteintes et devraient parler à leur fournisseur en soins de santé avant d’obtenir le vaccin.

    Le vaccin qu’on vous offrira est sécuritaire et les études effectuées incluaient des personnes vivant avec le VIH. On pourrait vous demander votre nombre de cellules CD4. En fin de compte, si on vous offre le vaccin, vous devriez considérer le recevoir pour la protection et les avantages qu’il comporte.

  • Quels sont les effets secondaires du vaccin?

    Imvamune, le vaccin offert au Canada, est donné en une injection au moyen d’une seringue. Il est injecté en dessous de votre bras, juste sous la peau. 

    La plupart des gens n’ont pas une grosse réaction au vaccin. Les effets secondaires les plus communs sont la douleur, un bleu, une petite bosse, de l’inflammation ou des rougeurs à l’endroit de l’injection. 

    Certaines personnes se sentent fatiguées, ont des maux de tête ou des douleurs musculaires et parfois ont des nausées. Si vous avez ces symptômes, ils disparaissent habituellement en une semaine. L’injection ne devrait pas laisser de cicatrice.

    Si vous avez une grosse réaction au vaccin ou si les effets secondaires durent plus d’une semaine, contactez votre fournisseur en soins de santé ou votre unité de santé publique locale.

  • Est-ce que seuls les hommes queers sont touchés?

    Jusqu’à maintenant, on rapporte principalement des situations où le virus s’est propagé dans des réseaux sexuels entre hommes qui ont des relations ensemble, mais il n’existe pas de connexion définitive entre la plupart des cas confirmés. On compte également des cas à l’étude qui ne concernent pas des hommes homosexuels ni bisexuels. Le virus ne vise personne en particulier, donc tout contact prolongé (et pas nécessairement sexuel) peut répandre le virus. De plus, les animaux peuvent être porteurs, ce qui a déjà causé des éclosions dans le passé (la dernière en 2003, aux États-Unis).

  • La variole simienne et le VIH

    Comme pour la plupart des infections, l’effet de la variole simienne peut être plus grave pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli. Pour les personnes vivant avec le VIH sans traitement ou qui ont un petit nombre de cellules T, la variole simienne peut leur causer davantage de complications. Il n’existe pas de preuve comme quoi une personne qui vit avec le VIH de façon indétectable a plus de risque de complications à la suite de la variole simienne qu’une personne qui n’a pas le VIH.

  • Y a-t-il de quoi s’inquiéter?

    Plutôt que de paniquer, informez-vous. Somme toute, il s’agit d’un virus rare qui n’est pas grave (autrement dit, vous n’irez probablement pas à l’hôpital) dans la majorité des cas. En demeurant alerte et en signalant toute présence de symptômes à votre médecin ou à votre unité de santé publique, vous contribuerez à ralentir la propagation du virus. Même si vous avez un cas léger, certaines personnes dans notre communauté qui ont un système immunitaire affaibli pourraient être gravement malades.

    Si vous voyez qu’un cas de variole simienne a été signalé à un endroit spécifique (comme une boîte de nuit, un bar ou des bains publics) que vous avez fréquenté, pensez à ce que vous avez fait sur place et si vous étiez en contact étroit avec des personnes.

    Les unités de santé publique en Ontario effectuent le suivi des contacts pour les cas possibles dans la province et communique directement avec les personnes concernées. Mais pour l’instant, vous devriez probablement effectuer le suivi de vos contacts étroits (p. ex., échange de baisers, relations sexuelles, être nu à proximité de quelqu’un) et prendre l’initiative de communiquer avec les personnes concernées si vous avez des symptômes ou si vous avez un cas confirmé. D’ailleurs, faites la même chose si dans les trois dernières semaines vous avez visité des endroits où vous avez embrassé quelqu’un, bu un verre avec quelqu’un ou eu des relations sexuelles avec une personne à qui vous ne pouvez pas parler directement.

  • Responsabilité de signaler un cas

    En Ontario, le médecin hygiéniste en chef a ordonné à tous les fournisseurs de soins de santé de signaler tous les cas soupçonnés ou confirmés de la variole simienne au médecin hygiéniste en chef et à Santé publique Ontario.